L’interview du président et du vice-président

3 questions posées à Max Roustan, président du Pôle Métropolitain Nîmes-Alès et d’Alès Agglomération et Yvan Lachaud, vice-président du Pôle Métropolitain Nîmes-Alès, président de Nîmes Métropole.

Pourquoi, dans un contexte de région élargie, ce pôle vous paraît-il encore plus nécessaire ?

Max Roustan

Sur cette question, je dirai qu’heureusement nous avons eu une vision avant-gardiste. Aujourd’hui, c’est un fait, le centre de la grande région va se déplacer et nous serons plus loin de la capitale régionale.
Je crois que ce pôle métropolitain de 350 000 personnes, voire plus encore si on s’agrandit, pèsera plus lourd et sera mieux respecté et entendu de la part de Toulouse, la nouvelle capitale régionale.Je pense que c’est une bonne solution et que cela va bien fonctionner.

Yvan Lachaud


Ce pôle est comme une évidence, nos intérêts sont extrêmement liés.
Avec 350 à 400 000 habitants dans un futur proche, nous sommes la 3e force de cette grande région. Nous avons conscience qu’il faut travailler en complémentarité et pas en concurrence.

Quels en sont les grands objectifs ?

Max Roustan

D’abord, je voudrais dire que tout était réuni pour que nos deux collectivités puissent travailler ensemble.
Dans le cadre de la compétition qui existe entre les territoires, nous avions tout intérêt à agir de concert sur des axes que nous avions définis ensemble. Cela nous a permis de créer rapidement ce qu’on a appelé le contrat d’axe qui a débouché sur la construction du viaduc de Courbessac, la rénovation de la ligne Alès-Nîmes et l’installation du Très Haut Débit. Partant de là, on s’est dit pourquoi ne pas aller plus loin et avoir entre Nîmes et Alès un vrai projet de territoire. L’objectif principal, c’est bien de donner vie à ce projet et de concrétiser nos ambitions pour nos territoires et nos populations.

Yvan Lachaud


Ce n’est pas une collectivité de plus. Nous ne pourrons pas nous développer sans cette collaboration.
Autour des groupes de travail, il y a par exemple concrètement la création d’une synergie sur l’enseignement supérieur, la collaboration de nos agences de développement économique, l’organisation la mobilité de nos territoires entre autre autour de la future gare LGV de Manduel, la réflexion commune à la problématique de l’eau…

Quelles actions vont être menées dans les prochains mois ?


Max Roustan

Aujourd’hui, ce projet de territoire existe, autour de 5 axes clairement définis. Les élus de nos deux entités y ont travaillé d’arrache pied.
Il s’agit maintenant de faire vivre ce projet, de passer à l’acte. 2016 sera une année riche en actions et en évènements. Le premier axe sera de faire connaître et approprier ce pôle métropolitain qui devient une véritable épine dorsale pour le département du Gard.

Yvan Lachaud


Après la réunion du 26 novembre qui a permis d’adopter ce projet de territoire, les groupes de travail vont continuer à se mobiliser ensemble pour concrétiser les actions au plus vite. Courant 2016, nous allons également organiser un gros événement ensemble afin de continuer à créer du lien entre les deux collectivités.